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Congrès CDP

(OUAGADOUGOU LE 05 MAI 2018)

Monsieur le Président du Congrès pour la Démocratie et le Progrès
Mesdames et messieurs les responsables des partis politiques membres du CFOP,
Mesdames et Messieurs les représentants des partis politiques,
Mesdames et Messieurs les chefs et membres des délégations étrangères,
Mesdames et Messieurs les membres de la direction politique du CDP,
Mesdames et messieurs les congressistes,
Militants et militantes du CDP,
Mesdames et messieurs,
Les milliers de cœurs enthousiastes qui battent à l’unisson dans cette enceinte majestueuse de la salle du palais des sports de Ouagadougou, à l’occasion de la tenue du 7ème Congrès de votre grand parti, signalent déjà et de manière éloquente, que le CDP is back et que l’Opposition est en marche!
C’est donc avec un double sentiment de satisfaction et de gravité que je prends la parole, en ma double qualité de Président de l’UPC et de Chef de file de l’Opposition, en mon nom personnel et en celui des partis membres du CFOP, pour saluer la tenue de ce congrès, qui constitue une évènement plus que majeur de notre vie politique.
Mesdames et messieurs,
Les militants de mon parti l’UPC et les chefs de partis membres du CFOP se joignent à moi pour remercier la direction politique du CDP pour l’honneur qu’elle nous a fait en nous invitant à cette importante activité, et pour l’accueil chaleureux qui nous a été réservé.
Il nous plait à tous de vous féliciter très chaleureusement pour la tenue de ce congrès, et pour la mobilisation réussie de ce matin. Cela témoigne de l’engagement infaillible dont font preuve vos militants, malgré la kyrielle d’embuches qui se posent sur leur chemin. Nous formons le vœu que votre parti en sorte grandi, renforcé et plus déterminé que jamais à continuer le combat commun de l’opposition.
Mesdames et messieurs,
Tous les partis de l’opposition, le votre, le mien et tous les autres, ont opté chacun de s’affilier à l’Opposition politique sans se concerter. Ils l’ont fait au départ non sur la base d’une connivence, mais sur la base d’une évaluation du pouvoir en place, qui a abouti à la même conclusion. C’est un choix courageux et intègre, qui a mis les principes au dessus des intérêts.
Mais en nous retrouvant dans cet espace commun qu’est le CFOP, nous avons appris à cheminer ensemble et à mieux nous connaitre.
Alors que nos chemins se sont croisés depuis maintenant plus de deux ans, je puis affirmer ici que l’’Opposition politique est très fière de compter le CDP dans ses rangs. Votre parti contribue énormément à la renforcer, et à consolider le jeu de contre-pouvoir si nécessaire en démocratie. J’ajoute que votre connaissance intime de ceux qui nous gouvernent, éclaire précieusement nos analyses et alimente à bonne dose nos stratégies.
Certes, des choses nous ont divisés dans le passé. Des combats épiques nous ont opposés. Mais le temps n’est plus au souvenir des anciens combattants, il est à celui des nouveaux combats pour l’avenir de notre pays.
Ce qui importe aujourd’hui, c’est de savoir ce que nous pouvons, ce que nous devons faire pour sortir notre cher Burkina du chaos dans lequel il se trouve.
C’est donc fort à propos que le thème de votre congrès soit une introspection sur votre place et votre rôle dans l’évolution sociopolitique récente du Burkina Faso.
Notre souhait est que les fruits de cette réflexion sans complaisance vous donnent la juste appréciation de vos succès et de vos échecs, et qu’ils vous aident à tracer le chemin d’un nouvel avenir.
Mesdames et messieurs,
Grace au travail opiniâtre de ses dirigeants, et à l’engagement constant de ses militants, votre parti est en phase de réussir sa renaissance.
Notre souhait est que le CDP se redresse vite et bien.
Comme le disent les anciens, ce sont les cailcédrats qui rehaussent la beauté de la forêt. Un CDP fort et uni honore et renforce l’Opposition
C’est le lieu pour moi de féliciter l’ensemble des militants du CDP pour leur résilience, pour leur courage et pour leur fidélité à leur famille politique.
Que l’on soit d’accord avec vous ou pas, on est obligé de reconnaitre que vous êtes en train de donner une singulière leçon de science politique à la face de la nation. Car, alors que la vie politique est faite de trahison et d’opportunisme, vous avez choisi, et c’est votre honneur, d’être fidèle à votre parti et à son fondateur malgré la défaite, et d’être solidaires avec lui dans les difficultés comme vous l’étiez hier dans la facilité.
C’est important d’être souligné dans un pays où le retournement de veste est en train de devenir un sport national.
Et votre attitude est d’autant plus méritoire qu’à dire vrai, si on doit dire les choses comme il se doit, tout le monde sait que ce n’est pas vous là ici présents qui avez plus bénéficié du règne de Blaise Compaoré !
Notre opposition a besoin de ce type d’endurance et de constance ! Car le combat à venir sera très âpre !
C’est pourquoi l’UPC et les autres membres de l’opposition vous encouragent à continuer résolument dans ce travail de reconstruction, sans vous laisser ni distraire, ni appâter, ni attendrir.
Du fond de nos provinces nous parviennent les rapports sur les mouvements politiques en cours. En ayant à l’esprit la sociologie politique de notre pays, nous vous exhortons à redoubler d’efforts pour ramener dans vos rangs ceux de vos camarades et sympathisants qui s’étaient laissé flatter par les enfants rebelles sortis de vos entrailles à l’aube de l’an 14.
Nous sommes convaincus, que si le système de vases communicants que nous observons actuellement continue de bien fonctionner, alors un rééquilibrage politique se produira au sein de l’ancienne base électorale du CDP. Et dans cette hypothèse, tout devient possible !
Sans vexer qui que ce soit, notre scène politique compte trois baobabs. Si deux baobabs se mettent ensemble, le troisième est terrassé.
Mesdames et messieurs ;
Votre congrès se tient dans un contexte national délétère, où on sent bien que le Burkina Faso se cherche !
Depuis son accession au pouvoir, le MPP fait montre d’une telle incompétence qu’il fait courir à notre pays de grands risques.
Personne ne demande aux dirigeants du MPP de faire des miracles. On leur demande simplement d’appliquer ce qu’ils ont appris quand ils étaient des apprentis de Blaise Compaoré.
De la gouvernance à l’économie, de la sécurité à l’unité nationale, le pays va mal ! Il va même très mal.
En tant qu’opposition républicaine, c’est à nous qu’il appartient de proposer l’alternative sur toutes ces questions qui empêchent notre pays d’avancer.
Si la panne de l’économie nous chagrine, la faillite de notre système de sécurité nous révolte.
Le Burkina est devenu comme une plaque de beurre où les terroristes enfoncent leurs couteaux à leur guise. Derrière la malheureuse banalisation des attaques qui ne semble plus émouvoir grand monde, ayons conscience que c’est l’avenir de l’intégrité de notre territoire qui se joue.
Pour réussir à affronter ce défi comme tous les autres défis qui l’assaillent, notre pays a besoin de se réconcilier avec lui-même. Et cela finira par arriver. Tôt ou tard, mais mieux vaut tôt que tard, les Burkinabè devront se réconcilier, se rassembler dans le respect de leur diversité, de leurs différences et de leurs divergences, panser leur plaies, se pardonner dans une formule inédite qui rende un hommage sincère à la vérité et à la justice, pour affronter avec plus de confiance, plus d’efficacité les menaces existentielles auxquels ils sont aujourd’hui confrontés.
S’il y a justement un symbole qui traduit toute l’importance de la réconciliation nationale, c’est bien l’appartenance aujourd’hui à un même camp politique du CDP et de l’UPC. La réconciliation, ce n’est pas un mot. C’est un comportement. Et nos deux partis, mieux que toute autre force politique, ont la légitimité pour l’incarner. Car notre collaboration au sein de l’Opposition démontre à souhait que les combats que nous menions chacun dans son camp, n’avaient rien de personnel. Nous nous combattions, mais dans les idées et dans la vision du développement et de la gouvernance du pays. Je l’ai répété à maintes reprises, nous étions adversaires, mais nous n’étions pas ennemis.
A titre personnel, ici ou ailleurs, je n’ai jamais ni peur, ni honte de dire que je suis fier d’avoir servi le Burkina Faso aux côtés de Blaise Compaoré.
Monsieur le Président du CDP,
Mesdames et Messieurs les membres de la direction politique du CDP,
Mesdames et messieurs les congressistes,
Militantes et militants du CDP,
Toute l’opposition se joint à moi pour formuler le vœu que le succès éclatant qui caractérise cette cérémonie d’ouverture s’étale tout au long des travaux afin qu’à l’issue, les objectifs que vous –vous êtes fixés soient pleinement atteints.
Vive l’Opposition unie en route pour l’alternance !
Plein succès à vos travaux !
Je vous remercie !

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