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(Ouagadougou, siège national UPC, le 18 janvier 2018)

Monsieur le Président du Bureau politique national, Président du parti ;
Mesdames et messieurs les membres du BPN ;
Militantes, militants et sympathisants de l’UPC,
Très chers amis de la Presse,

Bonsoir.
Dans la tradition africaine, et certainement partout ailleurs dans le monde, les débuts d’années sont des moments de réflexion, d’introspection et surtout de partage de vœux et bénédictions.
C’est à cet exercice que nous, militants de l’Union pour le progrès et le Changement, réunis cet après-midi, nous nous soumettons en renouvelant à notre président Monsieur Zéphirin DIABRE nos vœux les meilleurs pour un avenir radieux.

Mais comme le dit le sage, pour construire l’avenir il faut regarder dans le rétroviseur, pas pour incriminer le passé mais plutôt tirer les leçons utiles de nos erreurs passées et nos avantages d’une expérience de vie très souvent chèrement payée.

Monsieur le Président,
L’année qui s’est écoulée n’a pas été de tout repos pour l’Union pour le Progrès et le Changement. En effet, au cours de cette année 2017, nous avons dû faire face à des tentatives de déstabilisation savamment orchestrées par des ennemis de la démocratie. Ces tentatives ont d’abord couvé dans les conseils municipaux dirigés par l’Opposition (exemple arrondissement 3 de Ouagadougou), avant de se déporter à l’hémicycle. Les détracteurs de notre grand parti croyaient par ces gestes honteux et dépassés, nous mettre à genoux ; nous affaiblir. Ils sont donc surpris de nous voir débout, plus que jamais unis, forts et déterminés à poursuivre le combat pour un vrai changement au Burkina Faso.
Monsieur le Président ;
La loyauté est une grande valeur que partagent les peuples qui constituent notre pays le Burkina Faso. L’écrasante majorité des militants et sympathisants de l’UPC sont loyaux et intègres. Ils sont fidèles à vous et aux idéaux du parti. Ils voient en vous un homme de parole, un chef intègre. Les militants se rappellent encore les luttes que vous avez engagées pour la restauration d’une véritable démocratie au Faso. N’eut été votre courage, votre vision et surtout votre sens élevé de la responsabilité, il n’y aurait pas eu de 30 et 31 octobre 2014. Eh oui ! Comme certains, et même mieux que certains, vous avez eu l’occasion d’échanger vos convictions, celles de voir un Burkina mieux géré, contre des chèques, des postes et bien d’autres avantages et privilèges ; mais vous ne l’avez pas fait.
Vous êtes resté fidèle à la lutte du peuple, vous avez vaincu avec le peuple et c’est ça la marque des hommes d’Etat.
Avec les élections de 2015, en décidant librement et spontanément de reconnaitre la victoire de votre seul adversaire, vous démontriez votre sens du respect de la parole donnée.
Monsieur le président les exemples sont très nombreux pour traduire qui vous êtes et ce que vous êtes capable d’accepter pour la cohésion nationale et le bon vivre ensemble.
Malheureusement, certains de nos camarades d’hier, très proches de vous n’ont pas eu l’intelligence et la sagesse d’apprendre de vous. Ils ont préféré la trahison et la félonie qui sont le propre de piètres personnes. Mais comme le dit une allégorie de chez nous ; « c’est à force de vouloir jouer au mammifère et à l’oiseau que la chauve-souris urine dans ses propres yeux». Monsieur le président en bambara on dit que « kolon jugu yiri bi kari a yere kônô » c’est-à-dire que le mauvais puits s’effondre toujours seul et finit par se boucher. La sagesse nous enseigne également que le feu se consume lui-même dès lors qu’il n’a plus rien à bruler.
L’histoire politique du Burkina a assez montré que ceux qui dealent les voix du peuple sont impitoyablement punis, de leur vivant et même après.
Monsieur le Président, des militants de l’UPC ont été convoqués au cours de cette année 2017 par le service régional de la police judiciaire de Wemtenga suite à la plainte de députés traitres. Nous, militants attendons avec impatience la suite de cette affaire. Nous affirmons ici et maintenant notre soutien total à ces camarades et condamnons sans réserve toute tentative de musèlement de notre peuple. Lutter pour la survie de la démocratie, l’éthique et la déontologie en politique ne saurait être un crime.
Nonobstant toutes ces difficultés au cours de l’année 2017, les structures de l’UPC ont travaillé d’arrache-pied pour l’implantation et le rayonnement du parti partout où vivent des Burkinabè.
Sur le plan intérieur le parti a fonctionné normalement tenant de manière régulière ses instances. Sur toutes les questions d’intérêt national, le parti a contribué de manière positive et s’est toujours prononcé dans le sens de promouvoir la bonne gouvernance et le dialogue.
Vos multiples visites aux structures du parti à l’étranger vous ont permis de constater l’engouement et la mobilisation sans faille de ses camarades. Nous souhaitons que cette année marque l’intensification des activités au niveau de ces fédérations. Nous le ferons ensemble, avec vous.
Monsieur le Président, au plan national toujours, vous avez défendu les intérêts des Burkinabè en votre double qualité de président de l’UPC et de chef de file de l’Opposition. Contre les lois PPP destinées à enrichir un cercle restreint au détriment de la masse, vous avez donné de la voix. Pour un payement diligent de la dette publique envers la presse, vous avez agi. Contre la mauvaise gouvernance, vous-vous êtes prononcé.
Pour la résolution des crises sociales vous-vous êtes impliqué. Très récemment vous avez donné de la voix dans la crise que connait le monde de l’éducation. Plus loin, vous avez proposé des solutions à la crise économique, au fléau du terrorisme, à la problématique de la réconciliation et à la crise sociale.
Sur ce dernier point, si le gouvernement vous avait écouté à temps, il ne serait pas dans une impasse au carrefour de « au cas par cas ».
L’UPC sous votre conduite éclairée a attiré l’attention du gouvernement sur les tares du PNDES. Le pouvoir du MPP nous avait traités d’aigris, d’ennemi du peuple, d’opposant jaloux. Aujourd’hui le constat est amer, le PNDES est en panne, tous les mécaniciens et experts PNDES sont devenus muets et certains cherchent vainement des « sorciers » pour leur venir au secours. Mais la réalité est là. Le PNDES est devenu en simple slogan auquel plus personne ne croit, à commencer par le Président Rock Marc KABORE lui-même et son Premier ministre.
C’est le lieu pour nous, Monsieur le Président, de saluer votre engagement soutenu en faveur du progrès et de la démocratie au Burkina Faso. Sous votre leadership, la nation a mené et gagné des combats.
Monsieur le Président, 2017 s’en est allé avec toutes ces épreuves. Pour nous, en 2018, la page est tournée. En témoigne l’immense opération de réorganisation et de dynamisation de nos structures sur l’ensemble du territoire, particulièrement dans les zones où les agissements de certains cadres ont gêné la cohésion des équipes.
L’étape ultime de cette réorganisation sera le Congrès ordinaire qui se tiendra cette année-même. Nous réaffirmons l’engagement des camardes des différentes structures des anciens, des jeunes, des femmes et des marchés et yaars pour un succès éclatant de ce congrès.
Il reste des victoires à engranger. Et cette tâche incombe à l’ensemble des militants de l’UPC que nous sommes.
Monsieur le Président,
A vous, à votre chère épouse et à vos enfants, les militantes, militants et sympathisants de l’UPC souhaitent une bonne et heureuse année 2018.
A l’ensemble des citoyens Burkinabè, l’UPC souhaite une année de paix. Que cette année marque définitivement la victoire de notre peuple sur les forces terroristes. Puisse le Tout Puissant donner la santé à ceux qui en manquent, le soulagement à ceux qui souffrent, l’espoir à ceux qui désespèrent.
Les remerciements, la loyauté des militants que nous sommes et surtout l’engagement sans faille à vous accompagner dans votre lutte quotidienne pour assurer à notre nation une paix durable et un développement mieux partagé sont, camarade président, les mots par lesquelles je voudrais clore mon propos.
Ney Taabo !
Sambè Sambè !
Bonne année !
Je vous remercie.

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