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Invitation au 2ème Congrès ordinaire de l’UPC les 20, 21 et 22 juillet 2018 à Ouagadougou

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L’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) informe les citoyens burkinabè en général, et ses militants et sympathisants en particulier, qu’elle tient les 20, 21 et 22 juillet 2018 au Palais des sports de Ouaga 2000, son deuxième Congrès ordinaire.
Ce Congrès, qui va réunir 5000 délégués venus des 45 provinces du Burkina Faso et de la diaspora, sera placé sous le thème : « UPC : stratégies pour une victoire éclatante en 2020 synonyme de paix, d’unité nationale, de sécurité et de prospérité »
Pour un succès éclatant de ce 2ème Congrès ordinaire, l’UPC invite ses militantes, militants et sympathisants à participer massivement à la cérémonie d’ouverture le samedi 21 juillet à 08 heures, et à la cérémonie de clôture le dimanche 22 juillet à 13 heures au Palais des sports de Ouaga 2000.
Militantes et militants de base, des unions des femmes, des jeunes, des anciens, des marchés et yaars, des secteurs structurés et de la diaspora, mobilisons-nous pour ce rendez-vous historique de notre grand parti.
Pour toute information complémentaire, contacter la commission informations et communication au 70 45 35 52, au 78 78 51 87, au 74 13 73 13 ou au 63 98 99 26.
UPC : Ensemble pour le vrai changement !

Lecture de l'Opposition sur la situation nationale

Capture 26 juin

Le Cadre de concertation du Chef de file de l’Opposition politique (CC-CFOP) s’est réuni ce mardi 26 juin 2018 au siège du CFOP à Ouagadougou. Présidée par le Chef de file de l’Opposition, M. Zéphirin DIABRE, la réunion avait pour ordre du jour :
-La situation nationale ;
-La vie du cadre ;
-Divers.
Au chapitre de la situation nationale, les participants ont échangé sur la grave crise sociale que vit actuellement notre pays, et sur sa gestion chaotique par le pouvoir du MPP. Comme tous les Burkinabè, l’Opposition attendait avec un certain intérêt l’adresse à la Nation du Chef de l’Etat. Au résultat, ce fut une grande déception de noter que cette sortie médiatique du Président du Faso n’était rien d’autre qu’une déclaration de candidature. Il est déplorable de noter que, dans le contexte actuel marqué par la morosité de l’économie, une crise sécuritaire sans précédent et un front social en ébullition, la seule chose qui préoccupe M. Roch Marc Christian KABORE, c’est son prochain mandat. Sans égard aucun pour les multiples victimes de son régime incompétent, M. KABORE ne trouve rien de nouveau, ni de réconfortant à dire aux Burkinabè, que d’annoncer sa candidature pour l’élection présidentielle de 2020.
Pour l’Opposition politique, cette annonce est un non-événement puisque en tant que parti politique, le MPP s’est constitué pour la conquête et la gestion du pouvoir d’Etat. Il est donc normal qu’il soit présent à tous les rendez-vous électoraux. Ce qui choque, c’est le timing de cette annonce, car il indique que le Président KABORE ne se soucie pas des Burkinabè, mais de son propre confort politique.
Dans tous les cas, l’Opposition politique considère désormais que le Burkina Faso n’est pas dirigé par un Président au-dessus de la mêlée, mais par un Président-candidat qui a lancé sa campagne électorale. L’Opposition politique le traitera désormais comme tel!
De cette interview, l’Opposition note aussi l’appel au dialogue lancé par le Président-candidat aux syndicats du Ministère de l’économie, des finances et du développement (MINEFID). Pour l’Opposition, c’est par là qu’il aurait dû commencer, au lieu de laisser ses sbires créer des syndicats fantoches et opposer les fonctionnaires au reste du peuple. C’est le lieu pour l’Opposition de saluer la bonne foi des syndicats du MINEFID qui ont accepté de suspendre leur mot d’ordre de grève pour donner une chance à la concertation.
L’Opposition remarque au passage que dans ses propos, comme dans son invite à un nouveau dialogue, le Président-candidat se retrouve lui-même à désavouer la fameuse conférence sur les salaires qu’il a organisée, et dont les membres ont été malicieusement sélectionnés par le MPP pour entériner facilement les décisions qu’il n’a pas le courage d’endosser. En effet, il a déclaré lors de l’interview qu’il ne revenait pas à la conférence de proposer la suppression de certaines institutions. Dans la même logique, revenait-il à la même conférence de statuer sur les salaires des fonctionnaires ? Sur quelle base juridique ?
C’est pour cela que l’Opposition insiste pour redire que cette conférence n’était rien d’autre qu’une entourloupe politique. La question du niveau de traitement des fonctionnaires se règle d’abord entre l’Etat/employeur et les fonctionnaires/employés. Elle n’est pas du ressort de « forces vives » sans légitimité aucune et sélectionnées par le MPP, qui n’étaient pas présentes quand l’Etat signait les contrats d’embauche de ses travailleurs.
Dans la gestion globale de cette crise, le pouvoir du MPP a montré un état d’esprit et une manière de faire qui posent un grave problème pour notre vivre ensemble et pour la stabilité de notre pays.
D’abord, il a délibérément politisé la question des revendications syndicales, en présentant les mouvements sociaux comme une tentative de renversement de son régime par des officines clandestines. Il a ameuté ses partisans, en faisant appel à des instincts condamnables, pour qu’ils se mobilisent et le soutiennent.
Ensuite, il a tenté d’instrumentalisé les catégories sociales du monde rural et des secteurs non étatiques, pour les opposer aux fonctionnaires, en présentant ces derniers comme des privilégiés qui accaparent toute les richesses du pays au détriment des autres. On a vu ainsi fleurir des soi-disant associations de commerçants, instrumentalisées par le MPP, qui appelait même au lynchage des agents de l’Etat. Ceux-ci faisaient écho au verbiage haineux distillé sur les réseaux sociaux par la horde d’internautes à la solde du pouvoir, pour réagir à toute publication critique envers le régime
Enfin, il a instruit ses militants au sein de l’administration, de jouer aux briseurs de grève, y compris par la création de nouveaux syndicats à sa solde.
C’est la marque de fabrique d’un régime aux abois. Or l’expérience montre qu’un tel régime finit par voir des complots partout et n’hésite pas à verser dans la violence pour conserver son pouvoir.
Déjà, il y a lieu de s’inquiéter sérieusement pour les libertés démocratiques dans notre pays. Récemment, un projet de loi était en gestation pour restreindre le droit de grève. Ensuite, on a assisté à une gymnastique juridique visant à interdire les sit-in. Les travailleurs grévistes du MINEFID ont été délogés à plusieurs reprises par les forces de l’ordre. Les prétextes d’arrestation de citoyens se multiplient et se fabriquent autour de la notion de « complot contre la sûreté de l’Etat », etc.
Pour l’Opposition, un Président se doit d’être le garant de l’unité nationale de son pays. Il ne doit donc pas semer des graines de division et de violence au sein de son peuple. Il ne doit pas non plus opposer une partie de son peuple à une autre.
Il y a là une dérive qui fait courir à notre pays un grave danger, car elle peut, si nous n’y prenons garde, nous conduire sur le chemin d’une guerre civile. Il suffit, pour s’en convaincre, d’écouter les commentaires qui circulent dans les villes et les campagnes.
Que faire ?
La question est suffisamment préoccupante pour que tous les démocrates de notre pays se sentent interpellés, et se donnent la main, par-delà leurs différences et divergences.
Fer de lance de la lutte de notre peuple, l’Opposition politique regroupée au sein du CFOP, ne laissera jamais notre pays aller à la dérive.
Elle engagera très rapidement la nécessaire concertation des forces démocratiques qui s’impose maintenant plus que jamais, pour définir avec toutes les forces sociales qui le souhaiteraient, les formes de lutte les plus appropriées, afin de contraindre nos gouvernants à revenir sur le droit chemin.
Toujours au titre de la situation nationale, les participants à la rencontre ont tenu une fois de plus à dénoncer l’arrestation, puis le déferrement du blogueur Naïm TOURE. Pour l’Opposition, cette arrestation est un prétexte car il faut être paranoïaque pour penser qu’un simple blogueur puisse, par une publication sur une page facebook, entrainer nos FDS dans une attitude de révolte contre l’autorité.
Au titre des informations, le Chef de file de l’Opposition a fait cas à l’assemblée de l’invitation qui a été faite à l’Opposition, de prendre part au forum national de la diaspora qui aura lieu le 11 juillet prochain. Avocate intransigeante de la participation de notre diaspora à la vie nationale, et fortement reconnaissante de ce que cette diaspora apporte au développement de notre pays, l’Opposition prendra part à cette importante rencontre.
Les partisans à la réunion ont également été informés de la tenue du 2ème Congrès ordinaire de l’UPC qui aura lieu au Palais des sports de Ouaga 2000 du 20 au 22 juillet 2018. Ce congrès, qui réunira environ 5000 délégués venus de toutes les provinces du Burkina et de la diaspora, sera placé sous le thème : « UPC : stratégies pour une victoire éclatante en 2020 synonyme de paix, d’unité nationale, de sécurité et de prospérité ».
Débutée à 18 heures, la réunion a pris fin à 21 heures 30 minutes, après l’examen de quelques points de divers.

Ouagadougou, le 27 juin 2018

Le service de communication du Chef de file de l’Opposition

Fronde sociale: "Encore une erreur du pouvoir MPP!"

upc logo

Notre pays connait un front social en constante ébullition depuis l’avènement au pouvoir du MPP et de ses alliés. Cette situation est particulièrement marquée par de multiples grèves, marches, marches- meetings, sit-in et débrayages.
Ces mouvements sont organisés autours de plateformes revendicatives visant entre autres, le respect des engagements pris par l’Etat, l’amélioration des conditions de vie et de travail, les libertés démocratiques et syndicales, la qualité du service rendu aux usagers des services publics que sont nos braves populations des villes et des campagnes.
Les multiples préoccupations des travailleurs, loin de concerner les seuls fonctionnaires, sont aussi liées à celles des autres couches de notre société et traduisent une réelle aspiration à plus de bien être. C’est pourquoi les tentatives d’isoler ou d’opposer les agents de l’Etat et leurs frères et sœurs du secteur privé ou leurs parents du monde rural constituent des fuites en avant et une stratégie de contournement des réels problèmes des masses laborieuses.
Du reste, les organisations syndicales dont il faut saluer la clairvoyance et le rôle déterminant dans la sauvegarde de l’Etat de droit, en témoigne le soulèvement populaire de 1966, avaient fait connaitre leurs fortes attentes à l’ensemble des candidats aux élections présidentielles de novembre 2015.
Le gouvernement de Paul Kaba THIEBA, une fois en place, peine sérieusement à faire face avec succès à ces légitimes et pressentes préoccupations. Pire, le constat largement partagé est qu’un déficit de confiance s’est progressivement installé entre gouvernants et gouvernés, ce qui plombe toute idée de trêve sociale.
C’est dans un tel contexte que s’est tenue le 12, 13 et 14 juin 2018 la conférence des forces vives sur la rationalisation du système de rémunération des agents publics de l’Etat. Tout en appréciant les propositions faites par les forces vives qui ont pris part à la conférence, l’UPC déplore l’absence de certains syndicats réputés pour leur grande représentativité au sein des travailleurs. Cette conférence, qui aurait dû permettre de résoudre de façon durable la question des inégalités des rémunérations des agents de la fonction publique, risque au contraire de durcir les positions dans la lutte qui oppose les syndicats au gouvernement.
L’UPC invite le gouvernement à prendre la pleine mesure de la détérioration de la situation économique et sociale de notre pays, et d’envisager en conséquence les meilleurs scénarii de sortie de crise en favorisant le dialogue et la concertation. Cela est d’autant plus urgent, que plusieurs pans de l’administration publique sont plongés dans la léthargie du fait des multiples remous. Cette fronde sociale, si elle n’est pas traitée avec la plus grande attention, risque à terme de plonger notre économie dans une crise sans précédent. La tension permanente entre le gouvernement et les syndicats est loin d’être propice à l’installation d’un climat social favorable aux affaires, ce qui freine l’élan des partenaires techniques et financiers souhaitant apporter leur soutien à un PNDES qui peinait déjà à présenter des résultats probants.
La récente mesure du conseil des ministres extraordinaires du 18 juin 2018 visant à recruter un personnel d’appoint (retraités et volontaires) pour pallier le manque d’effectif des agents du MINIFED qui sont en grève, est une erreur du gouvernement. Elle risque une fois de plus de créer un désordre total dans l’administration et d’entrainer un élargissement de la lutte. Cette mesure prouve une fois de plus que le pouvoir MPP manque gravement de courage, d’audace et surtout de vision.
La stratégie du «diviser pour mieux régner » que le gouvernement tente d’appliquer en instrumentalisant la création de nouveaux syndicats à leur solde pour opposer les travailleurs d’un même secteur, n’est pas non plus la solution.
Au regard de tout ce qui est dit, l’UPC invite urgemment le gouvernement à se pencher sérieusement sur les conflits sociaux en cours, afin de trouver des solutions durables aux préoccupations soulevées.
L’UPC invite le gouvernement à veiller au respect des engagements pris et à la préservation des acquis sociaux et démocratiques, afin de garantir la disponibilité et l’efficacité des services publics aux populations.
Notre parti appelle le gouvernement, puisque c’est lui qui a le pouvoir de décision, à ne pas s’entêter dans un bras de fer qui risque de plomber notre économie, et à prendre toutes les mesures nécessaires pour renouer dans les meilleurs délais le dialogue avec les syndicats.
En tout état de cause, l’UPC reste disponible pour contribuer à la recherche de solution à cette crise qui n’a que trop durer, et dont les conséquences touchent toutes la population du Burkina Faso.

Fait à Ouagadougou le 25 juin 2018
Pour le Bureau politique national de l’UPC,
Le Secrétaire national chargé de l’économie, du développement et de la planification,
Eric ZONGO

Communiqué de presse de Monsieur Zéphirin DIABRE

Burkina Chine

Ceci est un communiqué de M. Zéphirin DIABRE, Président d’honneur du Forum d’Amitié Sino Burkinabé (FASIB), au sujet du rétablissement des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la Chine Populaire.


Comme tous les Burkinabè, j’ai pris connaissance de la déclaration du ministre en charge de notre diplomatie, annonçant la rupture de nos relations diplomatiques avec Taiwan, et le renouement de notre amitié avec la Chine populaire.
En tant que simple citoyen, je prends acte de cette décision qui relève des prérogatives pleines et entières de ceux à qui notre peuple a confié la charge des affaires du pays. Et je ne peux que souhaiter que le choix qu’ils ont fait apporte beaucoup de bonnes choses au Burkina Faso.

En tant que Président d’honneur du Forum d’Amitié Sino Burkinabé (FASIB), je me réjouis fortement de cette décision, qui va dans le sens du combat que mène le Fasib depuis des années.
Il y a de cela quelques années, alors que notre pays savourait sa lune de miel avec Taiwan, j’avais pris l’initiative de réunir un groupe de Burkinabè, pour plaider en faveur d’une relation avec Pékin, et de susciter la création du Forum d’amitié Sino burkinabè.
A l’époque, certains des ténors du pouvoir actuel qui animaient le pouvoir d’alors, n’avaient pas eu de mots assez durs pour me fustiger et me rappeler dans des termes très durs, que eux et leur chef d’alors étaient mieux placés que moi pour savoir où sont les intérêts du peuple burkinabè !
L’histoire nous a tous rattrapé. Et de la belle manière !
Les membres du Fasib se joignent à moi pour remercier Taiwan pour tout le soutien qu’il a apporté à notre pays au cours de ces deux décennies de deuxièmes retrouvailles. Au lendemain de l’indépendance, nous avions établi une coopération très fructueuse, qui a été interrompue par le premier rétablissement de nos relations avec la Chine populaire. C’est donc le deuxième divorce entre nous. Il ne doit pas être frappé du sceau de l’amertume. Des relations fortes se sont tissées entre nous. Dans beaucoup de domaines, Taiwan nous aidé et de mon point de vue, devrait continuer à nous aider. La technologie de Taiwan est excellente et intéresse nos opérateurs économiques. Nos entreprises ont commencé à découvrir le marché de Taiwan. Et des partenariats se sont noués. Dans les jours à venir, je plaiderai fortement pour l’ouverture ici au Burkina et à Taipei d’un bureau de coopération commerciale de Burkina /Taiwan. En principe, rien ne s’y oppose. La Chine populaire, lorsqu’elle entretient des relations diplomatiques avec vous, vous interdit d’avoir des relations diplomatiques avec Taiwan. Mais elle ne s’oppose pas aux relations économiques et commerciales. C’est en vertu de ce principe que tous les grands pays (USA, France, Canada, Grande Bretagne, Allemagne, Italie, etc..) qui n’ont pas de relation diplomatique avec Taiwan, ont des bureaux de coopération économique avec Taiwan. En clair, ils font la diplomatie avec la Chine populaire, et ils font le business avec Taiwan.
Le Burkina aurait tort de ne pas exploiter cette piste. Et je n’accepterai pas qu’il se laisse dicter une attitude qu’on ne dicte pas aux autres. Notre pays doit se faire respecter. Quand on sait que ce sont les capitaux de Taiwan qui ont été les premiers à investir en Chine lorsque le visionnaire Deng Tsiao Ping a décidé l’ouverture économique, que des milliers d’entreprises de Taiwan sont installées aujourd’hui en Chine populaire pour bénéficier de la min d’œuvre bon marché et du vaste marché de consommateurs, que des millions de touristes voyagent entre les deux pays et qu’il y a plus de cent vols par semaine entre ces deux pays, nous devons faire attention pour ne pas acheter des bagarres qui ne nous regardent pas. La politique c’est une chose. Le business c’est une autre chose. Un pays n’a pas d’amis ; il n’a que des intérêts. Et le vent de ces intérêts est changeant ! Les relations diplomatiques avec la Chine populaire ne doivent pas entraver notre business avec Taiwan.
Avec tous les membres du Fasib, je souhaite une chaleureuse nouvelle bienvenue, ou plutôt un bon retour à la Chine populaire au Burkina Faso et je forme le vœu ardent que la nouvelle coopération qui débute soit à l’avantage de nos deux peuples. C’est un grand pays, fruit d’une grande civilisation, et qui a un grand rôle à jouer dans le monde d’aujourd’hui. A son contact, le Burkina Faso apprendra surement beaucoup.
Je redis enfin ici, de la manière la plus solennelle qui soit, que si nous devons toujours nous réjouir des amitiés que nous entretenons avec tel ou tel pays, nous ne devons jamais oublier que personne ne viendra développer le Burkina Faso à notre place. Les pays qui ont réussi, y compris la Chine populaire et Taiwan, se sont développés en traçant leur propre voie originale. Ils n’ont pas copié quelqu’un et ils n’ont pas mendié auprès de quelqu’un. C’est une leçon que nous, Burkinabè, ne devons jamais cesser de méditer.


Ouagadougou, le 24 Mai 2018
Zéphirin DIABRE,
Economiste,
Président d’honneur du Forum d’amitié sino burkinabè (FASIB)

L'Opposition municipale critique le bilan du maire de Ouaga

Photo Conf presse municipale

Déclaration liminaire lors du point de presse du 22 mai 2018

Mesdames et messieurs les journalistes, nous vous remercions pour votre présence à ce point de presse, malgré vos agendas chargés.
Nous avons demandé à vous rencontrer pour vous faire part de notre analyse de la gestion de Ouagadougou et de la situation qui prévaut à l'arrondissement 3 de la ville.
Le budget 2018 de la commune de Ouagadougou est évalué à plus de 55 milliards de francs CFA, avec plus de 20 milliards de francs comme recettes propres. Les recettes propres ne couvrent pas le fonctionnement de la commune.
A ce jour, près de six mois après l'adoption du budget des arrondissements, Béouindé a gelé toutes les dépenses d'investissement dans les 12 arrondissements. Ainsi, dans ces arrondissements, toilettes de CSPS et d'écoles, salles de classes, tout est entrain de pourrir du fait de ce gel.
C’est avec un tel budget que le 7 février 2018, un vote mécanique a permis au maire de Ouagadougou de contourner la cellule technique interministériel (CTI) qui est chargée de contrôler les délibérations à caractère budgétaire du conseil municipal. Le maire obtient ainsi le droit de signer des approbations de marchés à hauteur de 1 milliard (au lieu de 100 millions), de donner des marchés de gré à gré à hauteur de 500 millions (au lieu de 100 millions) et de donner des marchés par consultations restreintes à hauteur de 500 millions (au lieu de 50 millions). Certes, il y’a des ministères dont le budget ne vaut pas celui de la commune, mais la procédure de passation doit passer en conseil de ministre. Dans notre cas, après le maire, il n’y a que Dieu. A quoi sert alors la CTI ?
Mesdames et messieurs les journalistes,
L’arrondissement 3 de la ville de Ouagadougou est secoué depuis plus d’un an par un complot visant pour ses auteurs à récupérer le poste de maire dudit arrondissement.
La tentative de déstabilisation du conseil municipal de l'arrondissement 3 est l’œuvre de personnes haut- placées. Nous n’en doutons point à la lumière du développement de cette crise. En effet, jusqu’à ce jour, la mairie de l’arrondissement ne dispose pas de fonds pour son fonctionnement, au mépris des textes.
Pourtant, le décret du 15 mai 2006 portant Régime financier et comptable des collectivités territoriales du Burkina Faso stipule en son article 19 que « lorsque le budget de la collectivité territoriale n’a pas été approuvé avant le début de l’année financière, les recettes ordinaires et les dépenses obligatoires s’exécutent sur la base des prévisions budgétaires de l’année précédente en tenant compte, le cas échéant, des augmentations ou diminutions résultant des mesures légales ou réglementaires s’imposant à la collectivité et des délibérations régulièrement prises par elle au cours de l’exercice précédent.
Le Président du Conseil de la collectivité territoriale engage, liquide et mandate les dépenses de la section de fonctionnement dans la limite de celles inscrites au budget de l’année précédente…» fin de citation.
A la lumière de cette disposition, l'arrondissement 3 attend depuis janvier sa dotation de 2018 sur la base du budget 2017. Depuis cinq mois, Madame le Maire paye de sa propre poche pour certaines dépenses de fonctionnement de la mairie. Le crédit de l’arrondissement étant un crédit délégué, il doit être géré par l’ordonnateur délégué qui est le maire de l'arrondissement 3. Il ne peut en aucun cas être géré par l’ordonnateur principal (le maire de Ouagadougou).
Mesdames et Messieurs, le maire de Ouagadougou a marqué sa volonté de gérer le budget de l’arrondissement 3.
Après avoir échoué à faire tomber Madame le maire de l’arrondissement 3, on veut passer à une autre étape qui est d’asphyxier financièrement l’arrondissement et retourner les services déconcentrés et la population contre le conseil municipal. Mais là aussi, ça ne passera pas.
En plus de ces pratiques rétrogrades et humiliantes, pendant que les deux adjoints n’accomplissent plus leurs obligations au profit des populations depuis plus d’une année, ils continuent de percevoir leurs indemnités en tant que adjoints au maire.
Pendant que ces adjoints au maire touchent des indemnités à ne rien faire, d’autres sont poursuivis en justice pour être venus au secours de l’arrondissement 3 sans rien recevoir en contrepartie. En effet, Armand Béouindé a déposé une plainte contre les maires d’opposition et leurs adjoints, pour avoir aidé le maire de l’arrondissement 3 à célébrer des mariages.
Nous-nous attendions à ce que Béouindé contribue, de par sa position d’ainé et de maire, à convaincre les adjoints à venir célébrer les mariages au profit de la population. Hélas ! Ce comportement démontre que cet homme est contre les habitants de l’arrondissement 3.
Il n’y a aucune loi qui interdit à un officier d’état civil élu de Ouagadougou, de célébrer un mariage sur le territoire communal de Ouagadougou.
Par contre, cela fait plus d’un an que les 16 conseillers frondeurs ne siègent plus aux sessions du conseil municipal de l’’arrondissement 3, alors que la loi portant code général des collectivités territoriales en son article 253 stipule que « tout conseiller qui s’absente des sessions du conseil municipal de façon continue durant une année est considéré comme démissionnaire, sauf cas d’invalidité temporaire dûment établi. Le constat est établi par l’autorité de tutelle rapprochée au regard des états de présence du secrétariat des sessions du conseil. » Nous appelons donc l’autorité de tutelle à mettre ce texte en application et à permettre aux suppléants desdits conseillers de siéger au conseil municipal de l’arrondissement 3.
Nous interpellons le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation sur les agissements du maire de Ouagadougou, qui abuse de ses pouvoirs pour nuire aux adversaires politiques que nous sommes. Ces comportements risquent de détériorer le climat social déjà délétère.
Nous prenons à témoin l’opinion publique sur ces dérives du maire Béouindé en matière de gouvernance locale.
Tous ces faits nous permettent d’affirmer que le Maire Béouindé est un frein à la décentralisation et au développement local.
Chers amis de la presse,
Le 21 mars 2017, nous dénoncions la gabegie dans l’organisation des fêtes de fins d’année précédentes. Le bilan nous a donné raison : Plus de 113 millions de francs ont étés dépensés.
Quant au bilan des réjouissances de fin d'année 2017, plus de cinq mois après, aucun bilan n'est annoncé.
Il faut le dire, la gestion de la commune de Ouagadougou est loin d’être un exemple de bonne gouvernance.
A titre d’illustration, la gestion des ressources humaines est telle que les mairies d’arrondissements sont dépourvues de personnel. Le Maire de Ouagadougou nomme qui il veut et reprend qui il veut.
Le plan de développement de la commune de Ouagadougou a été pensé et rédigé avant celui des secteurs et des arrondissements et sans aucune consultation des maires d’arrondissements. Bonnes gens, depuis quand construit-on une maison en commençant par le toit ?
Le ramassage des ordures de la ville reste du ressort du maire de Ouagadougou qui préfère gérer seul les 3 milliards mobilisés à cet effet. On comprend aisément pourquoi est Ouaga est passée de ville la plus propre d’Afrique en 2013 à 7ème ville la plus sale d’Afrique en 2017.
Depuis l’arrivée de Béouindé à la tête de la mairie de Ouagadougou, aucun comité de gestion des CSPS n’a pu être renouvelé malgré les dérives criards au sein de ces comités. Le maire en a donné l’interdiction, arguant qu’il attend de mettre en place un nouvel organigramme.
Le reprofilage des voies dans les secteurs est seulement possible, quand le maire de Ouagadougou le veut et le décide, alors que c’est vers les maires d’arrondissement que les populations se retournent pour crier leur désarrois sur l’état des voies et l’enlèvement des ordures.
Bouindé n’a aucune considération pour les maires d’arrondissements, au point qu’il s’incruste dans les arrondissements pour mener des activités sans informer et encore moins impliquer les maires d’arrondissements. Ce, au mépris des articles 331 à 333 du Code général des collectivités territoriales qui prescrivent une relation de collaboration et non de hiérarchie ou de tutelle.
C'est cette attitude de faucon solitaire qui a conduit Monsieur Béouindé à refuser le don d'ambulances et de terrain destinés au dernier repos de nos frères, sans avoir consulté le conseil municipal, seul autorisé à refuser ou à accepter un don. La haine de l'adversaire à toujours aveuglé Béouindé, si bien qu'il oublie que dans tous les arrondissements vivent des Burkinabè de tous bords politiques.
Mesdames et messieurs les journalistes, nous ne saurions terminer sans rappeler que le 21 mars 2017, nous attirions l’attention du gouvernement en ces termes : « la situation des lotissements à Ouagadougou est une bombe à retardement prête à exploser d’un moment à l’autre ». On n’est pas loin de l’impasse. Et le ministère s’apprête à créer et à légitimer les premières favelas au Burkina. La lenteur avec laquelle l’apurement du passif foncier urbain se fait révèle le laxisme délibéré de nos dirigeants. Pour les logements sociaux, le gouvernement propose des deux chambres salons à 7 500 000 francs. Où se trouve le social ?
Mesdames et Messieurs, c’était là l’essentiel des messages que nous voudrions partager avec vous. Merci pour votre disponibilité. Nous restons à votre écoute pour d’éventuelles questions.

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