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UPC : Les structures de la Kossi renaissent de leurs cendres

Nouna 4

Dans la cadre de la réorganisation de l’UPC dans la province de la Kossi, le député Adama SOSSO, Secrétaire général national du parti et Correspondant de ladite province, a tenu une séance de travail avec les cadres de la localité. C’était le samedi 13 janvier 2018 à Nouna.


Pour planter le décor, l’honorable SOSSO a présenté ses vœux du nouvel an aux cadres et personnes ressources de l’UPC/Kossi. Il a notamment souhaité paix, cohésion, santé et succès à ses camarades de la province.
Adama SOSSO a également transmis les salutations militantes du Président du parti, Zéphirin DIABRE, aux cadres et personnes ressources.
Le premier sujet à l’ordre du jour avait trait à la vie de l’UPC. Le Secrétaire général national a retracé le contexte de naissance du parti, les succès et les limites de l’organisation, ainsi que l’origine de la crise au sein du groupe parlementaire UPC. M. SOSSO a rassuré les cadres de la Kossi, que le parti avance malgré cette dernière épreuve.
Les cadres ont posé des questions pour plus d’éclaircissements sur certains points évoqués. Ils ont aussi réaffirmé, à l’unanimité, leur appartenance à l’UPC, et salué l’engagement et le leadership du Président Zéphirin DIABRE.
Le second sujet était relatif à la réorganisation de l’UPC/Kossi. Toutes les structures du parti dans la province ayant été dissoutes, le député Adama SOSSO avait été nommé Correspondant pour superviser la mise en place rapide d’autres structures plus solides.
Dans ce sens, Adama SOSSO a informé les cadres que d’autres réunions seront convoquées en vue de désigner de nouveaux correspondants communaux et les responsables des unions communales et provinciales (femmes, anciens, marchés et yaars, secteurs structurés).
D’ici la date du congrès, les participants à la séance de travail comptent terminer la mise en place de nouvelles structures prêtes à relever les défis de l’UPC dans la Kossi.
Avant de quitter Nouna, le député SOSSO et une délégation de cadres sont allés rendre une visite de courtoisie au Chef de canton.

Le Secrétariat national à l’Information et à la Communication de l’UPC

DECLARATION DU CHEF DE FILE DE L’OPPOSITION POLITIQUE A L’OCCASION DU NOUVEL AN 2018

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Très chers compatriotes,
Filles et fils du Pays des hommes intègres,
Frères et sœurs de la Diaspora,
Frères africains et amis étrangers vivant au Burkina Faso,
Peuple du Burkina Faso,
L’Opposition politique est heureuse de vous souhaiter une très bonne et très heureuse année 2018.
A chacune et à chacun d’entre vous, à vos familles, à vos amis, à vos connaissances et à vos collègues de travail, nous souhaitons une nouvelle année porteuse de santé, de longévité, de succès, et de prospérité.
A notre cher pays, le Burkina, nous souhaitons une année de sécurité, de concorde, de paix et de progrès mieux partagé.
L’Opposition politique a une pensée toute particulière pour nos compatriotes de la diaspora, eux qui, de Paris à Abidjan, de Rome à Libreville, de Dakar à New York, portent au plus haut le flambeau du Burkina sur la scène mondiale.
Enfin, A tous ceux qui, venus d’autres pays, ont choisi de vivre et lutter avec nous, nous disons, soyez comme chez vous, et nous souhaitons une bonne année 2018.
2017 a été une année très difficile pour les burkinabé !
A cause de la gestion chaotique du pouvoir du MPP, notre pays est devenu un pays « yada yada » où tout va à reculons !
Ainsi que le révèlent les dernières enquêtes d’opinion, notre pays est dirigé par un gouvernement paresseux et incompétent en qui vous ne faites nullement confiance pour régler vos problèmes, et qui du reste n’a rien fait pour régler vos problèmes.
2017 aura encore été une année d’attaques terroristes tous azimuts, dont la plus meurtrière aura été celle du café Aziz. Ces attaques sont devenues si fréquentes qu’elles ne semblent plus étonner personne. Face à ces actes barbares et ignobles, nos premières pensées sont pour les victimes. Que Dieu, dans son immense bonté, accorde le repos à ces êtres chers arrachés si brutalement à leurs familles, et console les cœurs meurtris.
C’est le lieu pour l’Opposition politique de saluer le courage, le professionnalisme et le sens élevé du sacrifice de nos forces de défense et de sécurité, qui veillent sur la nation au péril de leur vie.
A tous nos valeureux officiers, sous officiers et soldats qui sillonnent actuellement les pistes désertiques du sahel, dans la nuit noire, la poussière et le froid, nous disons avec admiration et humilité: Bonne et heureuse année 2018 !
Très chers compatriotes,
Toute notre histoire a démontré que le Burkinabé est un homme de bravoure, un homme de courage
L’opposition politique sait très bien, que nos forces de défense et de sécurité travaillent dans des conditions très difficiles, et qu’elles consentent d’énormes sacrifices pour assurer notre quiétude à tous.
Nos officiers et nos soldats sont à l’image de nos parents et grands parents qui ont laissé des souvenirs glorieux sur les champs de bataille d’Europe et d’Indochine. L’Opposition politique sait que notre armée peut vaincre n’importe quel ennemi .Les récentes victoires obtenues sur les forces de la terreur en témoignent.
Mais nous avons un problème ! Et ce problème, disons le tout net, c’est la manière dont les secteurs de la Défense et de la Sécurité sont gérés aujourd’hui.
Nous ne gagnerons jamais cette guerre asymétrique si notre Défense et notre sécurité continuent à être gérées avec légèreté, et improvisation. Pour gagner cette guerre, nous avons besoin de compétence, de vision et de crédibilité à la tète de ces secteurs. Or, ceux qui gèrent aujourd’hui ces départements ne sont pas à la hauteur des enjeux.
L’opposition politique a déjà demandé au Président Kaboré le départ du ministre Simon Compaoré. Nous insistons, car pour nous, il n’a ni les compétences, ni la stature, ni la crédibilité pour mener ce combat. Notre jugement est le même pour ce qui concerne le secteur de la défense nationale. Et cette opinion rencontre celle de l’écrasante majorité des burkinabé.
Si les attaques terroristes sont imputables aux ennemis de la nation, l’organisation de la riposte relève du devoir de l’Etat.
Il est donc plus qu’ urgent que des mesures énergiques soient prises, pour redonner confiance à nos troupes, les galvaniser et engager l’assaut final contre les forces du mal !
Il est également crucial que nos compatriotes, y compris les agents de l’Etat, qui vivent au plus prés les angoisses, les dangers et les répercussions néfastes du terrorisme, dans les régions les plus exposées, soient assurés de la solidarité active de la Nation.
Très Chèrs compatriotes,
Le front social n’a jamais été aussi bouillant qu’en 2017. L’année qui s’achève aura été marquée par des grèves à répétions dans les secteurs public et privé. Ces derniers jours, c’est le secteur de l’éducation qui vit une crise grave.
L’Opposition politique est pleinement solidaire de tous les travailleurs Burkinabé qui luttent pour de meilleures conditions de vie. Cette solidarité est un devoir pour nous, car nos militants et sympathisants sont avant tout des citoyens et des travailleurs qui font face aux mêmes difficultés que l’ensemble de leurs compatriotes.
Un travailleur ne va en grève par plaisir. Il le fait parce qu’il n’a pas le choix.
C’est pourquoi nous interpellons vigoureusement nos autorités. Au lieu de passer leur temps à voir la main des opposants derrière les conflits sociaux, elles devraient plutôt accorder une oreille plus attentive aux doléances des travailleurs, et œuvrer dans le cadre d’un dialogue franc, à satisfaire leurs aspirations à de meilleures conditions de vie et de travail. C’est pour cela que le peuple les a élues !
C’est le lieu pour l’’Opposition de reconnaitre et de saluer l’ardeur au travail des Burkinabè. Nous rendons hommage à l’enseignant qui combat les mitrailleuses de l’obscurantisme, armé de son stylo, de sa craie et de sa foi en l’avenir du pays.
Nous encourageons les efforts de l’agent de santé, sans matériel et sans infrastructures adéquates, qui lutte pour sauver des vies. Nous saluons la bravoure du paysan, qui remue la terre et en cueille les fruits pour tous, malgré une pluie qui se fait rare.
Nous sommes reconnaissants aux ouvriers, aux commerçants, aux élèves et étudiants, aux particuliers, pour les efforts qu’ils déploient quotidiennement en faveur de la construction du Burkina Faso.
Nous saluons l’engagement de notre secteur privé, ces hommes qui entreprennent, qui construisent, qui créent et développent des entreprises, et qui offrent ainsi du travail à notre jeunesse et des salaires à leurs employés pour faire vivre leurs familles.
2017 n’a malheureusement pas apporté une amélioration au sort des centaines de milliers de jeunes plongés dans le chômage, ces travailleurs qui ont perdu leur emploi du fait de la fermeture d’usines ou de la perte de leur outil de travail.
L’éléphant PNDES tant annoncé depuis Paris est arrivé au Burkina avec tous les pieds cassés. Comme vous, nous entendons chaque jour siffler les milliards. Comme vous, nous ne voyons pas un seul franc !
L’Opposition invite instamment le pouvoir à se mettre réellement au travail en 2018, pour relancer véritablement l’économie, réveiller notre industrie, afin d’offrir des emplois décents à notre brave jeunesse, et permettre aux ménages de faire face à la vie chère.
Vous le reconnaitrez avec nous, la gouvernance qui nous été servie en 2017 laisse à désirer.
Le MPP a poursuivi sa politisation de la fonction publique, en privilégiant la nomination de ses militants incompétents, toute chose qui a considérablement diminué la réactivité de notre administration et sa capacité à concevoir et mettre en œuvre les projets de développement.
L’autorité de l’Etat a continué de se dégrader et l’incivisme des faibles, nourri par l’impunité des puissants, continue de plus belle. Le Burkina est devenu comme un pays laisse-guidon dont on ne sait pas où il va, et dont on se demande parfois s’il est même dirigé.
En 2017, la mauvaise gestion de la chose publique et la corruption ont connu des jours heureux, alimentés par le laxisme dans les nominations, et par la distribution des marchés de gré à gré que le vote de loi sur les PPP a autorisé. Des hommes d’affaires proches du MPP se sont enrichis, pendant que les hommes d’affaires honnêtes continuent de pleurer. Et notre économie est prise en otage par un clan de nouveaux riches créés de toutes pièces par le pouvoir actuel, et qu’il enrichit à chaque conseil de ministres.
Malgré les discours officiels qui célèbrent son indépendance, la justice de notre pays donne l’image d’une institution manipulée et instrumentalisée au profit de la stratégie électorale du MPP pour 2020.
Or, la justice doit dire le droit, en toute indépendance. Elle ne doit pas servir d’instrument de règlement de compte politiques, ou de moyen de neutralisation des adversaires politiques.
Enfin plus que jamais, le Burkina Faso reste un pays divisé. Les burkinabé espéraient qu’en 2017, le Président du Faso allait engager des initiatives fortes en faveur de la réconciliation nationale. Rien n’a été fait !
Les peuples avancent quand ils sont capables de solder leur passé quel qu’il soit. L’Opposition politique a toujours réaffirmé son attachement au tryptique Vérité-Justice- Réconciliation, étant entendu que notre justice doit être dépolitisée, juste, et être équitable pour tous.
Mais par-dessus tout, l’impératif de réconciliation est aujourd’hui plus fort que jamais. Nous sommes convaincus que seul un peuple réconcilié peut affronter sereinement les défis de la vie. Sans réconciliation nationale, il nous sera difficile de surmonter nos difficultés actuelles et encore moins de bâtir un avenir prospère pour nos enfants.
Dans un contexte de forte déprime, nos sportifs ont réussi à nous donner le sourire. L’Opposition politique est fière de nos sportifs de toutes les catégories, qui ont bataillé avec patriotisme pour arracher des victoires, particulièrement à la CAN 2017, aux Jeux de la Francophonie à Abidjan et au Tour du Faso. Aux artistes et autres professionnels de la culture qui ont bercé 2017 de leurs mélodies, de leurs touches et de leurs créativités, nous exprimons notre profond respect et nos vœux de succès.
Très chers compatriotes,
Il vous est surement arrivé, en 2017, de vous poser cette question : « Qu’est-ce qui arrive à notre pays ? »Votre inquiétude est légitime. Parce que votre déception est générale !
2018 sera-t-il mieux ? L’Opposition politique le souhaite de tout cœur, car l’opposition ne peut pas être contre ce qui est bon pour le Burkina.
Mais à vrai dire, sur la base de ce que nous avons déjà vu, nous sommes sceptiques comme vous tous. Nous sommes sceptiques parce que nos dirigeants ne nous semblent pas capables de relever le défi. Nous souhaitons vivement que le moment venu, le pouvoir nous démontre, preuve à l’appui, que nous avons eu tord d’être sceptiques.
Malgré nos divergences, nous ne perdons jamais de vue que nous sommes des Burkinabè, des frères et sœurs d’un même pays que nous voulons voir progresser et rayonner à travers le monde.
Dans tous les cas, la véritable responsabilité d’améliorer la situation de notre pays incombe d’abord au Président du Faso et à son parti, le MPP, et leurs alliés politiques, car c’est à eux que les Burkinabé ont confié la gestion du pays. Ils doivent retrousser leurs manches et attaquer de front les problèmes, au lieu de passer le temps à accuser l’ancien régime, oubliant que tous les projets qu’ils inaugurent actuellement en grande pompe, ont été initiés par ce dernier.
C’est pour cela que l’opposition exhorte le Président du Faso :
- A s’investir pleinement et entièrement dans la lutte contre le terrorisme, en changeant radicalement la méthode de gestion de nos questions de Défense et de Sécurité
- A instruire son Gouvernement pour engager un dialogue sincère avec les organisations syndicales pour négocier une paix sociale véritable,
- A renouer avec l’esprit de l’insurrection, en gérant le pays conformément aux valeurs et aspirations qui ont conduit notre pays au soulèvement populaire des 30 et 31 Octobre 2014,
- A œuvrer sincèrement pour la réconciliation nationale, afin de raffermir la cohésion nationale et permettre à notre pays de mieux affronter les défis qui l’assaillent.
Tout comme elle l’a fait en 2017, fidèle à sa mission, l’Opposition s’engage en 2018 à continuer de jouer pleinement son rôle de contre pouvoir, en se faisant l’écho de vos attentes, de vos déceptions et de vous souffrances, et en communiant d’esprit et d’action avec toutes les forces de changement de notre pays.
En particulier, l’opposition apportera sa contribution pleine et entière à la résolution de l’épineuse question de la réconciliation nationale, car elle est convaincue que c’est le chemin de l’avenir du Burkina Faso.
Mais notre action en tant qu’opposition républicaine n’aura de sens que si la majorité politique croit vraiment aux vertus de la démocratie, et accepte le partage des rôles qu’elle implique. Or, tel n’est pas le cas. Nous sommes en face d’un nouveau ancien pouvoir pour qui la seule démocratie qui vaille, c’est celle qui garantit ses intérêts et assure son hégémonie, quelque en soient les méthodes. Déjà, depuis Juin 2016, ce pouvoir a enterré les rencontres Majorité /Opposition qui offraient un cadre où s’exprimaient nos accords et nos désaccords sur les questions touchant à la vie du pays. Récemment encore, il n’a pas hésité, à débaucher des députés félons pour se fabriquer une opposition docile alors qu’il dispose déjà d’une majorité confortable au sein de l’Assemblée nationale. Cette méthode de prostitution politique n’honore pas notre démocratie. Elle est aux antipodes des valeurs autour desquelles notre peuple s’est insurgé.
Mais plus fondamentalement, ces manières de faire posent des questions sérieuses sur le sens des rapports entre l’Opposition et la Majorité qui nous gouverne et sur les limites de notre système démocratique. Elles nous interpellent tous, en tant que démocrates et citoyens, et nous imposent de tirer les enseignements qui s’imposent, pour le salut du Burkina, notre patrie à tous.
Très chers compatriotes,
Filles et fils du Pays des hommes intègres,
Frères et sœurs de la Diaspora,
Frères africains et amis étrangers vivant au Burkina Faso,
Peuple du Burkina Faso,
Très Bonne et très heureuse année 2018!
Que Dieu bénisse et protège notre grand pays, le Burkina Faso !

Ouagadougou, le 31 décembre 2017
Le Chef de file de l’Opposition politique,

Zéphirin DIABRE

Déclaration de l’UPC sur la crise du système éducatif

Photo éducation

Notre système éducatif est en souffrance ! Il a non seulement des insuffisances qui compromettent l’avenir de la jeunesse, et donc de la société, mais il est surtout marqué aujourd’hui par une grave crise de confiance entre les autorités en charge de l’éducation (l’Etat) et les organisations des travailleurs de l’éducation. Régulièrement les difficultés énormes sur les conditions d’apprentissage des jeunes et de dispense des cours ont été portées à la connaissance des décideurs.
C’est pourquoi, L’Union pour le Progrès et le Changement (UPC), conformément à sa vision progressiste pour une éducation et une formation de qualité et accessible à tous, interpelle instamment l’Etat.

Les problèmes et les maux qui minent l’éducation nationale ont toujours fait l’objet d’interpellations diverses par les élèves, les parents d’élèves, les enseignants et la communauté. La majorité des enfants burkinabè les subissent parce que leurs parents n’ont pas les moyens de les envoyer étudier à l’étranger (sic !). Mais ici, l’UPC affirme que c’est le devoir et la responsabilité de l’Etat de garantir à tous les enfants burkinabè, sans discrimination, un accès équitable à une éducation et à une formation de qualité !
Aucun sacrifice et effort n’est superflu quand il s’agit d’instaurer les conditions pour une éducation et une formation adaptées et performantes au profit des enfants et des jeunes. La société burkinabè dans son ensemble attend toujours les « solutions » aux problèmes et aux maux qui minent le système éducatif.

C’est pourquoi il est extrêmement urgent que les différentes hiérarchies en charge de l’éducation engagent maintenant et sans délai un dialogue franc, constructif et objectif sur les points essentiels minima définis par les travailleurs de l’éducation pour une sortie express de la présente crise.

Que le pouvoir actuel assume ses responsabilités en apportant des réponses justes, appropriées et adaptées aux points portés à sa connaissance par les travailleurs de l’éducation.

Le but ultime de ce dialogue franc, constructif et objectif est de permettre aux enfants, aux jeunes et à leurs éducateurs de travailler dans un climat serein et apaisé pour l’édification d’un Burkina nouveau.

Ouagadougou, le 28 décembre 2017
Ont signé, pour le Bureau politique national de l’UPC :

-Le Secrétaire national chargé de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et des technologies,
Mahama OUEDRAOGO ;
-Le Secrétaire national chargé de l’éducation et de l’alphabétisation,
Ollo Ferdinand SOME

Réaction de l'UPC aux récentes déclarations du Premier Ministre

kaba thieba

« Décidément, Paul Kaba Thiéba ne connait pas le Burkina Faso »


Le Jeudi 30 Novembre 2017, au cours d’une rencontre dite de bilan de l’an 2 de l’accession du MPP au pouvoir, le premier ministre Paul Kaba Thiéba a fait des déclarations indignes de la fonction qu’il occupe.
Evoquant le contexte socio-politique de notre pays, il a affirmé que l’opposition politique est financée par des officines extérieures pour semer le désordre, en déclarant : « ils sont assis à Abidjan, les gens vont les consulter, prennent l’argent, prennent des instructions, viennent à Ouagadougou ici, financent l’opposition et ils sèment le désordre dans le pays ». Faisant toujours l’amalgame, il a lié l’opposition politique aux attaques terroristes en ces termes : « comme vous le savez, nos adversaires ne dorment pas. Ils ont commencé à nous attaquer dès le 16 janvier 2016 ». Et il a terminé par des menaces à peine voilées à l’endroit des partis politiques de l’opposition.
Ces propos font écho à d’autres tenus le 25 Février 2017 par le même premier ministre lorsque, parlant de la situation sociale, il n’a pas craint d’affirmer que les syndicats étaient manipulés par l’opposition.
Membre de l’opposition politique, et de surcroit chef de file de cette opposition, l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) s’insurge contre ces affirmations inacceptables et les condamne avec la plus grande énergie. Notre parti met au défi le premier ministre de publier la moindre information dont il disposerait sur des prétendus financements reçus de l’extérieur par l’UPC, ou sur les liens que notre parti entretiendrait avec des terroristes.
Au regard de la gravité de ces propos, et surtout de la stratégie politique qui les sous-tend, l’UPC se réserve le droit d’ester en justice, car elle considère que ces propos mensongers sont proprement diffamatoires à son encontre.
Lorsque le Premier ministre parle de désordre, à quel désordre fait-il référence et en quoi l’opposition en est-elle responsable? S’il parle des mouvements sociaux que connait notre pays, qu’il sache que le droit de grève et /ou de «sit-in» est une conquête démocratique que l’UPC défendra toujours aux cotés des travailleurs. Dans tous les cas, l’UPC n’a rien à voir avec ces mouvements sociaux même si elle est solidaire des travailleurs en lutte pour l’amélioration de leurs conditions de vie. C’est insulter l’intelligence de nos syndicats que de croire qu’ils sont à la solde de l’opposition. Visiblement, le Premier ministre, malgré son piteux mea-culpa du 2 Mars 2017, n’a toujours rien retenu de la magistrale leçon d’histoire que lui a administrée le mouvement syndical lors de leur rencontre, sur son indépendance et le sens de son combat.
S’il veut faire référence à la situation sans tête ni queue dans laquelle se trouve le Burkina Faso aujourd’hui, avec un gouvernement qui ne sait pas où il va, une administration qui tourne au ralenti, une économie en panne et une jeunesse déboussolée, ce n’est pas à l’opposition qu’il doit s’en prendre, mais à lui-même et à ses patrons qui, par leur incurie et insouciance, ont été la risée du monde entier et blessé gravement notre orgueil de Burkinabè, à l’occasion de la visite du Président français Emmanuel Macron. Le Burkina d’aujourd’hui n’est rien d’autre que le fruit de leur manque de vision et de leurs tares en matière de management, toute chose qu’un ministre démissionnaire ; qui sait de quoi il parle, a récemment souligné avec force.
Dans sa verve de nouveau « camarade », le premier ministre a dressé un bilan « positif » des 2 ans de son gouvernement, dans des termes qui font qu’on se demande s’il vit au Burkina Faso, tout en confirmant qu’il ignore totalement l’histoire politique de son propre pays.
Comme à l’accoutumée, c’est à leur fameux PNDES qu’il nous renvoie. Le drame c’est qu’en dehors du gouvernement, plus personne, à commencer par nos partenaires au développement, ne croit plus en ce programme. Après le mirage des milliers de milliards annoncés et que personne ne voit venir, ce PNDES est même en train de devenir une grosse arnaque puisque le gouvernement lui-même en vient à demander aux maires des communes de lui signaler toutes les réalisations faites sur le territoire, quelle que soit l’origine du financement, afin qu’elles soient comptabilisées dans le PNDES.
Mais la myopie politique du premier ministre devient évidente lorsqu’il se targue d’attaquer l’ancien régime.
Quand il attaque un CDP qui aurait pillé le Burkina Faso pendant 30 ans, il oublie d’ajouter que ce sont ses patrons actuels qui, durant ces 30 ans, dirigeaient le CDP aux côtés de Blaise Compaoré. Le Burkina de l’ère Compaoré était dirigé par ce qu’il convient d’appeler « la bande des quatre » : Blaise Compaoré, Roch Kaboré, feu Salif Diallo , et Simon Compaoré. Et ils avaient pour apprentis dévoués et autres larbins, nombre de ténors du MPP qui étaient assis au premier rang lors de sa conférence. Si comme il affirme, en son temps le pays a été pillé, l’armée cassée, la justice cassée et un système clanique mis en place, il n’a pas besoin d’aller loin pour trouver les coupables. Ce sont les mêmes qui l’ont tiré de son « garage » de la BCEAO pour en faire un premier ministre post insurrectionnel, à la stupéfaction générale de ses propres collègues de travail qui l’imaginaient partout, sauf à ce poste!
Le Premier ministre fait sourire lorsque, évoquant feu Salif Diallo, il parle de son « ami » alors que tout le monde connait la hargne avec laquelle l’ex PAN s’est opposé à sa nomination et surtout les humiliations publiques qu’il lui a fait subir. Qu’il se souvienne de son dernier passage à l’Assemblée nationale pour son discours sur la situation de la nation. S’il y a une chose que même les novices en politique apprennent vite, c’est bel et bien l’hypocrisie !
Mais il insulte notre intelligence à tous, lorsqu’il déclare : « Aujourd’hui tout le monde peut soumissionner à un appel d’offres, à un marché public en toute liberté, compétir en toute liberté et égalité de chance ». C’est vraiment nous inviter à prendre les vessies pour les lanternes. Où y’a t’il compétition et égalité de chance quand il y a gré à gré comme c’est aujourd’hui la règle, en application de la loi sur les PPP ? Il est de notoriété publique que les marchés publics sont monopolisés aujourd’hui par une camarilla de nouveaux opérateurs économiques sortis du néant de par la magie du MPP. Au système clanique que dénonce le premier ministre dans l’ancien régime, s’est substitué un nouveau système clanique, basé sur les relations de parenté, les affinités politiques, et la communauté d’intérêts financiers. On n’a jamais connu un régime où les règles de passation des marchés publics ont été aussi bafouées.
Evoquant la situation de l’armée, le Premier ministre dit avoir trouvé une armée complètement désorganisée ajoutant qu’il n’y avait même pas d’armée ! Pour l’UPC, ces propos sont une insulte grave au travail harassant abattu par les officiers patriotes et les soldats de notre armée depuis toujours. Mais plus grave, ces propos sont proprement irresponsables au moment où notre pays est englué dans une guerre asymétrique contre les forces du mal. Un vrai chef de guerre n’évoque jamais publiquement les faiblesses de son armée ! C’est un principe élémentaire de stratégie ! Nos ennemis nous écoutent, et ce genre d’affirmation venant d’un haut responsable de notre pays constitue pour eux un encouragement à persévérer dans leur sale besogne. C’est triste !
Mais le premier ministre nous laisse pantois quand il évoque la réorganisation de l’armée et des forces de sécurité. En effet, l’UPC observe qu’il a confié ces deux secteurs hautement stratégiques dans l’étape actuelle de la vie de notre pays, à deux ministres dont l’incompétence est notoire. La légèreté du comportement du Ministre de la sécurité et son incapacité à manager ses troupes sont connus de tous, y compris hors du Burkina, au point qu’il est devenu un objet de risée internationale. Quant au ministre de la défense, tout le monde sait qu’au sein de notre armée, sa nomination est considérée comme une « foutaise » au regard de ce que l’on sait de son parcours académique, de son parcours professionnel, et de sa personnalité.
De manière globale, le premier ministre a tenté, devant ses camarades, de dresser un bilan flatteur de son action là où les Burkinabè ne voient que recul. Pour l’UPC, en matière de bilan, il ne sied pas de vanter son propre travail. Il faut laisser les autres apprécier. Les Burkinabè n’ont pas besoin que le Premier ministre leur dise que tout va bien. Si tout va bien, ils le constatent eux-mêmes et ils applaudissent. Or tel n’est pas le cas !
Si le Premier ministre est libre de vanter son travail devant ses soit disant « camarades », ces fameux « camarades » qui le traitent d’intrus et réclament à cor et à cri sa tête, il n’est pas autorisé à diffamer les partis de l’opposition. Notre parti observe que c’est devenu une habitude pour nos premiers responsables de causer « dèguè » et plus le temps passe, plus on voit resurgir la vielle arrogance qui a fait tant de mal à ce pays. Mais alors que seuls les caciques du MPP excellaient dans cet exercice, depuis quelques temps, l’apprenti politicien sorti de nulle part qu’est le Premier ministre se prend lui aussi au jeu. Peu au fait des péripéties de notre histoire politique récente, maitrisant mal les arcanes de son propre parti et les luttes d’influence qui s’y déroulent actuellement, il se plait à répéter les formules toutes faites qu’il a entendu dans ses conversations avec les caciques du régime, achète des vielles bagarres qui le dépassent, et utilise des expressions mal à propos dans le souci de se donner une légitimité d’insurgé. On le comprend, car il doit faire dans la surenchère pour essayer de donner des gages à une famille politique qui ne l’a jamais accepté, et s’identifier à une population dont il a suivi le combat historique sur les écrans de télévision. C’est son problème. Mais si, voulant jouer au « camarade », il se perd dans des accusations sans fondement contre l’UPC, qu’il sache qu’il aura la réplique qu’il mérite.


Ouagadougou le 5 Décembre 2017
Pour le Bureau politique national de l’UPC,
Le Secrétariat national chargé des affaires politiques

La jeunesse UPC: "Le MPP a versé la figure du Burkina par terre"

Photo Macron

Du 27 au 29 novembre 2017, le président français Emmanuel MACRON a effectué une visite officielle au Burkina Faso au cours de laquelle il s’est adressé à la jeunesse africaine à travers un discours prononcé à l’Université Joseph KI-ZERBO, le mardi 28 novembre 2017.
Il convient de rappeler que le choix du Burkina Faso par le Président français pour donner sa vision des nouvelles relations entre l’Afrique et la France n’est pas le fruit du hasard. Ce choix a été inspiré par la conscience politique hautement élevée dont la jeunesse burkinabè a fait preuve lors de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 et du putsch manqué de septembre 2015. Le Burina Faso a été choisi car sa jeunesse, qui est perçue comme un exemple de détermination et de combativité, jouit d’une bonne réputation auprès de l’opinion internationale.
Le discours du Président MACRON à l’université Joseph KI-ZERBO, le temple du savoir, devait déboucher sur des échanges fructueux et constructifs entre le Président français et les étudiants burkinabè. Les étudiants burkinabè, dans leurs interventions, devaient faire montre d’une maîtrise des questions abordées, et faire ressortir les attentes de la jeunesse burkinabè et celle africaine vis-à-vis de la France.
Cette occasion qui devait servir à rehausser davantage l’image de la jeunesse burkinabè a donné lieu à un spectacle très pitoyable. En effet, il nous a été donné de constater que la quasi-totalité des jeunes qui occupaient l’amphi n’étaient pas des étudiants. L’amphi était peuplé de maçons, de commerçants et d’autres particuliers militants du MPP envoyés sur place pour applaudir au moindre mot, rire au moindre geste et relayer des selfies sur facebook. C’est le résultat catastrophique d’une misérable opération de récupération politique.
La jeunesse de l’Union Nationale pour le Progrès et le Changement (UPC) tient le gouvernement et le parti au pouvoir (MPP) pour responsable de ce que nous pouvons qualifier de « débâcle de l’amphi libyen ». Notre gouvernement, par crainte d’un mouvement d’humeur des associations estudiantines et autres organisations de la société civile pendant la visite d’Emmanuel MACRON, a sélectionné des jeunes dociles pour s’adresser au Président français.Ce groupe de militants et autres béni-oui-oui du MPP a tout simplement terni l’image de notre pays.La démarche du gouvernement visant à occulter son impopularité auprès des étudiants a produit l’effet inverse en mettant à nue le tâtonnement du régime. Ce, sous les yeux du chef de l’Etat, Roch Marc Christian KABORE, qui n’a pu s’empêcher de s’éclipser un instant pour essuyer la sueur de honte.
C’est ici lieu de pointer la responsabilité personnelle du chef de l’Etat dans ce qui s’est passé, car personne ne peut croire que cette opération du MPP se soit déroulée à son insu. De fait, elle a été préparée et exécutée par son entourage immédiat en liaison avec la direction politique du MPP. D’ailleurs tout le monde aura noté que notre Président s’est impliqué très personnellement dans la préparation de cette visite, y compris en vérifiant par lui-même certains détails pratiques, comme l’état de l’amphi quelques jours avant la visite. Au passage, cette séquence a laissé les burkinabè pantois : est-ce vraiment le rôle d’un chef d’Etat que de s’occuper de ce genre de choses ? A quoi servent les collaborateurs ? Soit il ne leur fait plus confiance, soit il est gagné par l’oisiveté !
L’Union nationale des Jeunes de l’UPC (UNJ/UPC) tient à attirer l’attention de l’opinion nationale sur le fait que les étudiants burkinabè ne doivent pas être tenus pour responsables de ce de qui s’est passé à l’amphi libyen. Les universités du Burkina Faso font partie des meilleures dans la sous-région, malgré les conditions drastiques dans lesquelles travaillent les étudiants et les enseignants. Au Burkina, il existe bel et bien des étudiants doués et cultivés, capables de tenir tête à n’importe quel président au cours d’un débat. Le niveau intellectuel de ceux qui ont adressé des questions au Président français ne sauraient refléter celui de la majorité des étudiants burkinabè.
De par sa proximité avec le monde estudiantin, l’UNJ/UPC sait que les étudiants burkinabè en grande majorité sont méritants. Elle dénonce le mépris du MPP envers le monde de l’éducation. Alassane Bala SAKANDE, Président de l’Assemblée nationale, est la parfaite illustration de ce mépris, lui qui affirme fièrement avoir ses enfants dans des universités à l’extérieur, loin de la misère des enfants du peuple.
L’UNJ/UPC réaffirme sa solidarité à l’endroit des étudiants, de leurs enseignants tout à fait dévoués, ainsi qu’à l’administration scolaire, dans tous leurs combats visant de meilleures conditions d’études et de travail.


Ouagadougou, le 1er décembre 2017

Pour l’Union nationale des Jeunes de l’UPC,
Le secrétaire chargé de couches sociales professionnelles
Eric Stéphane Palingwendé ZONGO

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